Description du vertige

Le vertige résulte :

  • soit d’un mauvais fonctionnement du système vestibulaire, localisé au niveau de l’oreille interne,
  • soit d’une atteinte neurologique ou cérébrale.

Normalement le système vestibulaire nous permet, en association avec la vue et la sensibilité proprioceptive (sensation de la position de notre corps dans l’espace), de nous maintenir en équilibre.

Par conséquent, une anomalie du système vestibulaire, des nerfs ou du cerveau qui lui est relié, engendre un conflit entre les différentes informations reçues par notre cerveau et il en découle des troubles de l’équilibre ou des sensations telles que la perte d’équilibre ou l’impression que l’environnement qui nous entoure (murs, plafond, objets) est en train de tourner.


Types de vertiges

On distingue quatre types de vertiges :

  • Les vertiges positionnels, durant quelques secondes, qui peuvent survenir en cours ou en fin de mouvement. Il peut s’agir par exemple d’un vertige paroxystique bénin parmi les plus fréquents.
  • Les vertiges violents, durant plus de 12 heures. Ils peuvent notamment être liés à une névrite vestibulaire, à un accident vasculaire cérébral (AVC), à des conséquences de traumatisme crânien ou d’une infection chronique de l’oreille qui est en train d’abîmer les centres de l’équilibre… Ce sont pour certains des urgences et il faut rapidement contacter un médecin.
  • Les vertiges récurrents qui durent quelques heures. Ils peuvent notamment être dus à la maladie de Ménière, à une maladie ou une tumeur de l’oreille.
  • L’instabilité ou ataxie, sensation de déséquilibre en position debout ou à la marche qui peut être liée à des problèmes neurologiques ou du vestibule de l’oreille.

Causes du vertige

  • Vertige positionnel paroxystique bénin, avec cupulolithiase ou canalolithiase (il représente 30 % des vertiges)
    Otite chronique ou maladies de l’oreille : fistule périlymphatique, cholestéatome de l’oreille moyenne, labyrhintite infectieuse, tumeur, otospongiose…
  • Névrite vestibulaire ou labyrinthite (inflammation des nerfs de l’oreille interne)
  • Traumatisme au niveau de l’oreille interne avec fracture du rocher ou commotion labyrinthique.
  • Intoxication (alcool, drogue, café, médicament)
  • Tumeur (neurinome du VIII)
  • Maladie de Ménière (maladie de l’oreille interne d’origine inconnue)
  • Troubles qui altèrent l’irrigation sanguine de l’oreille
  • Altération de la circulation sanguine au niveau des structures du cerveau responsable de la posture
  • Affections neurologiques (AVC, hypertension intracrânienne, traumatisme crânien)

Diagnostic du vertige

En cas de vertige ou de sensation vertigineuse, un médecin doit être consulté, surtout s’il s’accompagne d’autres symptômes tels que des nausées, des vomissements, des troubles de l’équilibre ou de la marche, une perte de l’audition, des acouphènes (sifflements et bourdonnements perçus par le sujet).

Le médecin interroge la personne souffrant de vertiges à propos de leur apparition, de leur fréquence, de leur durée, des éléments déclencheurs, des chutes éventuelles, des impressions ressenties et des antécédents afin d’en rechercher la cause.
L’examen clinique porte sur les conduits auditifs et le tympan, les capacités d’équilibre explorées grâce à quelques manœuvres, sur le mouvement des yeux.

Des examens complémentaires permettront dans certains cas d’identifier ce qui déclenche le vertige : analyses sanguines, examens auditifs comme un audiogramme, un bilan cardiaque, une imagerie médicale (scanner, IRM de l’oreille interne).

Le médecin doit être consulté d’urgence dans le cas où quelqu’un rapporte ou si on remarque :

  • une perte de la vision partielle (vision floue, double) ou totale,
  • des difficultés à rester debout
  • des difficultés à communiquer
  • un comportement étrange ou s’il exécute des mouvements anormaux.

Traitements du vertige

Le traitement des vertiges dépend de leur l’origine. Ils seront mieux traités si on identifie la cause.

Dans certains cas, le diagnostic amènera à une hospitalisation en urgence pour traiter un accident vasculaire cérébral.

Pour faire disparaître un vertige paroxystique positionnel bénin, le médecin ORL (oto-rhino-laryngologie) ou un kinésithérapeute peut réaliser des manœuvres de bascule particulières visant à mobiliser et à disperser les minuscules calculs à l’origine de ces vertiges.

En cas de névrite vestibulaire, le spécialiste prescrira, dans les deux premiers jours, des médicaments agissant sur les structures vestibulaires de l’oreille :

  • antihistaminiques calmants,
  • antiémétiques contre les nausées et vomissements,
  • des médicaments tranquillisants pour lutter contre l’anxiété.

Par la suite, la névrite vestibulaire évolue le plus souvent favorablement, et elle est soignée ensuite rapidement (par une kinésithérapie)
Si les vertiges sont liés à l’effet indésirable d’un médicament, ce traitement est interrompu.

Dans certains cas et toujours en fonction de l’origine des vertiges, une chirurgie est parfois nécessaire.


Approches complémentaires pour traiter le vertige

Une fois les causes de vertiges graves éliminées, plusieurs méthodes naturelles peuvent se révéler utiles pour limiter voire soigner définitivement les vertiges.


Ostéopathie

Dans la mesure où les vertiges sont liés à un problème cervical, une ou deux séances d’ostéopathie suffiront à corriger le problème. Dans une approche crânio-sacrée, l’ostéopathe travaillera en douceur notamment au niveau de la nuque, du crâne et du bassin (approche crânio-sacrée).


Homéopathie

Des granules de Phosphorus et de Bryonia alba en 9 CH sont utiles pour lutter contre toutes les formes de vertiges. Dans l’idéal, on prendra 5 granules toutes les heures, dès l’apparition des premiers symptômes. Le même remède est employé en traitement de fond à raison de 3 granules 2 fois par jour.

Si des nausées et des vomissements sont associés, on recommande Cocculus indicus.

Si les vertiges sont augmentés le matin au réveil, on conseille de se tourner vers Cocculus alumina.
S’il y a une intolérance aux bruits, il vaut mieux préférer Theridion curassavicum.

Révision médicale : Docteur Catherine Solano

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